“Les Français n’ont pas le sens de l’effort”

Rencontres Inter-Citoyens

“Les Français n’ont pas le sens de l’effort”

effort des francais

Petit, petit, petit, le freluquet.

Ses yeux rapprochés sont concentrés sur des idées préconçues, immuables, inamovibles, mais dépourvues de sens, c’est à dire déconnectées du réel. On entend parler ici ou là de néolibéralisme, ou de théorie du ruissellement, ce n’est pas inadéquat, mais il y a quelque chose d’autre, de plus intime et plus grave.


Quand il sourit, il ne sourit qu’à lui-même ; pour avoir un nom à mettre sur cette étrangeté, nous aimerions avoir l’avis d’un médecin. Je ne pense pas que “pervers narcissique” soit le bon diagnostique ; il y a certes de l’étrange dans ce côté lisse, inodore, sans saveur, qui mime l’émotion mais semble n’en pas avoir, mais il apparaît que son logiciel tourne en boucle, dans sa tête, et que ses capteurs de données réelles sont débranchés.


Donc, il n’analyse pas, ni ne pense, mais fonctionne en circuit fermé ; enfin, pas vraiment : en circuit fermé, ce serait bien, mais hélas, les périphériques d’action sur l’extérieur, eux, ne sont pas en panne. Ces périphériques ont un nom : “pouvoir politique”, mais ils sont gouvernés par une unité centrale sourde et aveugle.
Alors il agit sur le monde comme un automate dont les circuits de rétroaction seraient grillés.


Cet ordinateur nuit.
Ceux qui l’ont programmé puis nous l’ont vendu sont des criminels.
Mais je n’écris pas pour vomir sur un homme, ni sur un robot carné, l’important est de comprendre que les “””institutions de la cinquième république””” ont permis ce bug aux effets monstrueux, et que donc nous devrons en changer, nous devons comprendre que mettre un robot à la casse ne suffit pas mais qu’il faut bien plus, c’est à dire bannir à jamais le principe de l’élection de maîtres, potentiellement sans âme.

Ceux qui font respecter la loi sur le terrain,
et ceux qui guident ceux qui font respecter la loi sur le terrain,
et les tenanciers de la justice,
tous ceux-là doivent eux aussi être soumis à la loi.

Ils sont donc mécaniquement dans une position ambiguë, en particulier si nous acceptons qu’ils soient chargés de se surveiller eux-mêmes : c’est leur accorder une confiance qu’ils ne méritent pas forcément.


C’est précisément ici que l’absence présentement vécue du peuple global et entier dans les processus de contrôle est cruelle, aboutit fatalement aux abus que l’on sait.
Le fait que la constitution de 1958 n’accorde aucun pouvoir aux citoyens sinon celui d’abdiquer via les urnes est à la racine des maux présentement vécus.


Cette constitution, du moins dans sa forme originelle, a été acceptée par la population de l’époque à l’occasion d’un plébiscite, un vote de confiance. Cette confiance fut accordée les yeux quasi fermés à l’impulseur de la rédaction opérée à huis clos par des oligarques : Charles de Gaulle.

Les votants de l’époque ont présentement au minimum 82 ans et beaucoup sont “partis”.
Est ce aux anciens et aux morts de définir encore le contrat social que devrait respecter la jeunesse ?
Certainement pas.
Dans 20 ans, nous pourrons poser la question sous forme lyrique : est ce aux morts de gouverner les vivants ?
🙂 Je propose d’anticiper 😉
La jeunesse est pleinement légitime à redéfinir son propre contrat social, et cette fois-ci, puisqu’il n’y a plus de grand homme digne de foi, elle est légitime à le faire elle-même, et à ne pas se faire une fois de plus empapaouer par des rédacteurs suspects lui proposant un référendum léonin.
La jeunesse est légitime à écrire SON contrat.
Et à y écrire la présence et le pouvoir du peuple, en toutes matières, et constante.
! Qu’on se le dise !

Ana Sailland

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